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Ispahan |
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Je débarque à l'aéroport d'Ispahan et commence l'exploration de la ville
très tôt le matin. A peine sortie de l'hôtel, une voix m'interpelle "taxi ! taxi !"
Je pense que les chauffeurs de taxi iraniens sont très travailleurs. Je me repère assez
facilement dans la ville et j'en profite pour faire quelques clichés de la mosquée de
Hemame avant qu'il n'y ait trop de touristes dans mon champs de vision. Je reste assise sur l'escalier,
en contemplation devant cette magnifique mosquée. |
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"Excuse me are you Japanese ?", cette voix m'arrache de ma rêverie… un homme s'est
approché de moi, je suis persuadée qu'il va essayer de me vendre quelque chose. Que
dois-je faire ? J'ai un sentiment partagé entre la crainte et la confiance. C'est ainsi que
j'ai rencontré l'honorable Monsieur Hiraj qui me guidera pendant mon séjour à
Ispahan. Iraj, de culture Zor, connaît très bien les nomades, parleur langue et peut
vous organiser un séjour dans un campement de nomade. Iraj est également marchand de
tapis mais c'est avant tout quelqu'un doté d'un sens de l'hospitalité dont seul les
Iraniens ont le secret. |
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D'atelier en atelier et de boutique en boutique, je suis les explications d'Iraj qui est une
véritable source d'information. Les tapis persans n'ont plus aucun secret pour moi. Ainsi
dans un atelier de teinture, j'apprends que 80% de la laine pour tapis est teintée avec des
couleurs chimiques. Traditionnellement les nomades utilisent des couleurs végétales
comme l'indigo, le safran et les noix. Ensuite nous visitons un atelier de réparation pour
tapis, véritables œuvres d'art, les tapis deviennent des antiquités après
50 ans. Héritier des techniques léguées par leurs ancêtres, des hommes
réparent et reconstituent les motifs des tapis à la main, c'est un véritable
travail d'orfèvre. Sans surprise la visite se termine dans une boutique spécialiste
des tapis nomades.
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